Le professeur redistribue l'énergie à travers tout le corps et en relation avec l'espace. L'élève débarrassé des excès de tension musculaire, rencontre de nouvelles possibilités. Dépouillé de l'inessentiel, il découvre une nouvelle dynamique, il constate qu'il peut agir avec un maximum d'efficacité pour un minimum d'effort et cette nouvelle dynamique retentit sur toutes ses facultés tant psychiques que physiques." - Éliane Lefebvre

Vous ne remarquez peut-être pas les tensions inutiles qui vous accompagnent tout au long de votre journée, mais elles deviendront critiques lorsque vous devrez utiliser votre corps avec plus de dextérité.

C'est lorsque nous passons de la manipulation quotidienne de notre corps à des activités qui requièrent une habileté considérable que la technique Alexander révèle l'étendue de son utilité.

Si nous sommes capables de maintenir les libertés que la technique nous enseigne face à tous les défis physiques et mentaux qu'implique l'utilisation habile du corps, qu'il s'agisse de sport, d'arts de la scène ou de n'importe quel type d'artisanat, nous aurons plus de chances de réaliser notre plein potentiel.

Quel que soit le stade auquel nous nous trouvons, débutants ou maîtres, nous pouvons apprendre à prendre soin de nous pour ne pas nous abîmer en cours de route.

La technique Alexander vient injecter un nouvel élan dans ma réflexion liée à la pédagogie. Elle me permet une relation profonde au corps parce qu’elle exige de l’écoute de soi et de l’autre. Au moment de la perte de ses propres repères habituels, pour aller à l’encontre d’autres repères plus profonds, bâtis sur une meilleure conscience corporelle. Ce n’est pas toujours confortable. Ce meilleur usage de soi demande de la patience, du temps, du "rien", de l’observation. De tout cela, quelque chose de précieux pourra surgir et exister." - Céline Curvers