F.M. ALEXANDER
Frederick Matthias Alexander est né en Tasmanie (Australie) en 1869.
Jeune homme, il se passionne pour l’art dramatique et s’intéresse en particulier à la poésie de Shakespeare. Il monte des spectacles en solo, d’abord en amateur, puis comme acteur professionnel. Mais très vite sa belle carrière est menacée par des épisodes récurrents d’enrouement et d’extinction de voix. On est en 1891 et Alexander n’a que 22 ans.
Vous avez essayé d’utiliser votre organisme en le désorganisant principalement. – F.M. Alexander
Lorsque les médecins et les professeurs de chant qu’il consulta ne purent lui apporter aucune aide concrète, Alexander décida de découvrir par lui-même ce qui n’allait pas.
Dans sa quête pour résoudre ce qu’il considérait comme un problème personnel, Alexander en est venu à une compréhension pratique du fonctionnement de l’organisme humain dans son ensemble lorsqu’il est en activité. Les principes qu’il a développés peuvent véritablement être qualifiés d’universels. Il explique sa méthode de travail, ses questions, ses difficultés et la compréhension qu’il en a tirée dans son livre « The Use of the Self » (L’usage de soi), publié en 1932.
Alexander a réussi à améliorer de manière si remarquable l’utilisation de sa voix, sa présence et son maintien que d’autres personnes se sont intéressées à lui et ont voulu apprendre ce qu’il faisait. À partir de 1894 environ, il a exercé à Melbourne, puis à Sydney, jusqu’à ce que l’enseignement devienne son activité principale.
Un éminent chirurgien de Sydney, le Dr Stewart McKay, soutint son travail, lui envoya de nombreux patients et le recommanda à ses collègues. McKay insista auprès d’Alexander pour lui dire que le seul endroit où son travail pourrait être reconnu à sa juste valeur était Londres, et en 1904, Alexander s’y installa.
En 1910, il publie son premier livre, “Man’s Supreme Inheritance”.
Entre 1914 et 1924, Alexander partage sa vie entre Londres et New York. C’est là qu’il fait la connaissance du philosophe américain John Dewey, qui va devenir son élève et ami. Dewey a été fortement influencé par Alexander et a fait connaître son travail à la communauté éducative et scientifique.
En 1924, Ethel Webb et Irene Tasker, deux assistantes d’Alexander et institutrices formées par Maria Montessori, établissent ce qui va s’appeler la «petite école», une école primaire et secondaire où l’apprentissage est basé sur les principes de la Technique Alexander.
En 1924, Alexander publie son deuxième livre : « Constructive Conscious Control of the Individual ».
En 1931, à Londres, il établit le premier « Teacher’s Training Course », cours de formation pour les enseignants de la Technique Alexander.
L’année suivante, il publie « The Use of the Self (L’Usage de Soi) ».
En 1937, l’importance de la Technique Alexander est soulignée par un article publié dans le « British Medical Journal ».
En 1940, les élèves de la « petite école » sont évacués aux États-Unis et Alexander, âgé de 71 ans, les accompagne. Il y publie en 1941 « The Universal Constant in Living », son quatrième et dernier livre.
En 1941, il publie “The Universal Constant in Living”.
Il retourne à Londres en 1943 pour reprendre sa pratique et les cours de formation.
Entre 1943 et 1947, le travail d’Alexander est attaqué par le Dr. Ernst Jokl en Afrique du Sud. Alexander finit par porter plainte pour diffamation. Il s’en suivra un procès très médiatisé, mais Alexander va obtenir gain de cause.
Est-ce le stress de cette période difficile : Alexander est victime d’un accident vasculaire cérébral en 1947. Toutefois il s’en remet remarquablement vite et continue à enseigner sa technique jusqu’en 1955, année de sa mort à l’âge de 86 ans.